Embaumement, thanatopraxie et soins de présentation

Notre salle de soins

L'embaumement est autorisé en Belgique dans des cas exceptionnels, notamment pour le transport international des dépouilles et dans certaines situations (catastrophes, accident, maladie...).

L'embaumement moderne est le terme employé pour désigner les techniques modernes de préparation des défunts en vue d'assurer leur présentation temporaire de la manière la plus hygiénique possible. Les recherches modernes (Rose and Hockett, Wayne State University) ont en effet prouvé les dangers d'infections que peut présenter le contact avec un défunt. Nul n'ignore que la putréfaction - parfois rapide dans nos régions - s'accompagne de modifications désagréables : gonflement du corps, décoloration, émissions de gaz et de liquides nauséabonds.

Ces dangers et ces inconvénients sont supprimés par l'application de méthodes scientifiques qui sont mises à la disposition du public par les membres de l'Institut Britannique d'Embaumement.

Avons-nous retrouvé le secret de l'embaumement des Egyptiens ? NON... pour deux raisons. Tout d'abord, il n'existe pas de "Secret des Egyptiens". Les techniques de momifications anciennes et les produits utilisés ont été décrits par le Grec Hérodote. Ensuite, notre but n'est pas de tenter de conserver le défunt pour l'éternité, mais de préserver l'intérêt de la santé publique et de présenter le corps, jusqu'à l'inhumation, dans les meilleures conditions et dans le respect des croyances philosophiques et coutumes.

L'embaumement moderne fut créé au XVIIème siècle par l'anatomiste hollandais Frédéric RUYSCH d'Amsterdam. Ses travaux, basés sur l'injection de solutions désinfectantes dans le système vasculaire, furent continués par les deux grands anatomistes écossais William et John HUNTER.

Aux USA, durant la guerre de Sécession, la technique fut améliorée par le Docteur HOLME de New York qui proposa ses services au public après le conflit. Depuis, la pratique des soins de conservation est devenue normale et nécessaire aux Etats-Unis et au Canada.

La pratique de l'embaumement moderne commença à se répandre en Grande-Bretagne en 1901. L'arrivée des troupes américaines, en 1939-45, accentua le mouvement. Actuellement, plus de 90% des défunts font l'objet de soins de conservation, en Angleterre, bien que 70% d'entre eux soient incinérés par après. Ce n'est qu'en 1968, qu'un Belge fut diplômé de l'Institut Britannique d'Embaumement (BIE). Depuis cette époque, notre pays a rattrapé son retard, et un nombre suffisant de praticiens, diplômés du BIE, sont à même d'intervenir si nécessaire.

Les méthodes de traitement varient-elles d'un pays à l'autre ?

En d'autres mots, existe-t-il un embaumement anglais, américain, belge... ? La réponse est NON. La technique universellement employée consiste en une injection, dans le système artériel, d'une solution désinfectante qui détruit les bactéries, établit un milieu aseptique, donne une image apaisée du mort.

Les corps non embaumés présentent-ils un réel danger ?

Durant la vie, les défenses naturelles de l'individu empêchent la prolifération des micro-organismes. Que se passe-t-il lorsque la mort survient ? Les recherches ont prouvé que ces micro-organismes survivent à leur hôte et que les modifications chimiques provoquées par la putréfaction tendent à les expulser. Pour se convaincre d'un danger possible, il suffit de penser aux précautions qui sont prises dans les services de pathologie de nos hôpitaux : port de gants, vêtements spéciaux... même si ce n'est pas le cas pour tous les cadavres !

Le traitement nécessite-t-il l'éviscération du défunt ?

Les soins de conservation moderne, tels qu'ils sont pratiqués par les diplômés du BIE, ne requièrent aucune mutilation ni éviscération. La technique employée exige du praticien une excellente connaissance de l'anatomie, de la pathologie et de la bactériologie.

Il est donc important que la formation théorique et pratique des thanatopracteurs (*) soit du plus haut niveau. Le BIE a, à ce sujet, une réputation internationale. Ses diplômés travaillent, à la satisfaction du public, dans la plupart des pays du monde, y compris dans des contrées aussi éloignées que l'Australie ou le Shry Lanka. Les examens organisés, chaque année, dans différents pays, sont contrôlés par un jury indépendant. Des séminaires sont même organisés régulièrement pour assurer la continuité de l'enseignement, après la remise des diplômes.

Les soins de présentation apportent-ils un réconfort à la famille ?

Dans notre pays, la famille et les amis du défunt désirent souvent revoir un être cher avant les funérailles. Des soins modernes permettent donc de présenter le défunt dans les meilleures conditions qui soient : traits détendus ayant l'apparence du sommeil, teint naturel, absence d'odeurs déplaisantes et assurance d'une hygiène parfaite.

Le procédé est-il coûteux ?

Le prix de ce service est accessible à tous. Il ne représente qu'un faible pourcentage des frais qu'entraînent les funérailles.

(*) thanatopracteur : ce mot renvoie à "thanatopraxie", issu du grec THANATOS (dieu de la mort) et de PRAXIS (qui suggère la pratique professionnelle).

 

BIE : Institut Britannique d'Embaumement.

MBIE : membre du BIE.

FBIE : FELLOW du BIE.

C'est le titre honorifique octroyé à 22 personnes dans le monde.